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Séance de présentation du logiciel de Gestion Informatisée des Prisons (GIP)

5 juillet 2018

Le logiciel de gestion informatisée des prisons (GIP) a été mis en place en 2012 dans le cadre du Projet d’Appui à la Justice et à la protection des Droits de l’Homme (PAJDH). Cependant, d’après l’analyse de l’Expert informaticien, Larbi BENDIFALLAH, cette application a été développée en mode client-serveur sur une plateforme DELPHI, ce qui signifie que l’applicatif est installé sur les postes de travail tandis que la base de données est centralisée sur un serveur hébergé dans le Data Center du MJRIR (situé à la Cour d’Appel de Lomé).

Une première analyse des causes de l’arrêt de fonctionnement et des raisons pour lesquelles le rétablissement du service n’est toujours pas effectué  faite par l’Expert informaticien a permis d’établir le constat suivant :

  • le financement des connexions internet n’a plus été disponible après la fin du PAJDH et le relais temporaire des subventions par le PNUD. Or, la solution GIP est centralisée et hébergée dans le Data Center du MJRIR sis à la Cour d’Appel de Lomé. En l’état actuel, elle nécessite une connexion internet pour l’accès à distance depuis chacun des 13 établissements pénitentiaires ;
  • les moyens matériels dans certains établissements sont précaires ou inadéquats : absence de bloc administratif ou de bureau ou local technique pour accueillir les postes de travail hébergeant l’application;
  • le problème de licence d’utilisation du lecteur d’empreintes digitales;
  • l’application étant installée sur les postes de travail eux-mêmes, tout dysfonctionnement nécessite un déplacement sur site pour la maintenance corrective ou évolutive.

La solution préconisée et retenue consiste à redévelopper de façon iso-fonctionnelle l’application GIP en mode web, dans un environnement technique identique à celui des chaines commerciale, civile et pénale (langage Java et base de données PostgreSQL) pour une utilisation sécurisée sur une liaison ADSL.

Le Cabinet PERO GROUPE Sarl, qui a la charge de développement des applications des chaînes judiciaires, a donc redéveloppé l’application GIP. Celle-ci couvre 4 domaines fonctionnels à savoir :

  • le suivi des détenus : fiche signalétique des détenus avec enregistrement des empreintes digitales et photo (échanges avec la base de données bio-crime de la Gendarmerie Nationale), signalement des dépassements de délai de détention préventive et des sorties imminentes, gestion des flux…
  • la tenue des stocks d’alimentation
  • la santé
  • les statistiques carcérales (rapports prédéfinis et requêtes multicritères)

Sur le plan fonctionnel, l’application répond bien aux besoins de la direction de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion (DAPR).

Une première présentation de l’application a été faite par le prestataire le 20 juin 2018 à la salle de réunion du PASJ-VJ en présence de la DAPR, les informaticiens du MJRIR, l’UGP VJ, l’ATI et la DUE. Il convient de noter que l’ONG DAWH, qui préconisait une solution GIP, a participé à cette séance de présentation au cours de laquelle son Représentant a constaté avec satisfaction que les préconisations de l’ONG ont été prises en compte par l’application.

Les observations, les ajouts, les améliorations ont été faits pour rendre plus performante l’application GIP. Il est attendu dans les prochains jours le déploiement de la GIP à la prison civile de Lomé. La solution doit être déployée et suffisamment éprouvée à Lomé, procéder à la correction des bugs éventuels avant son extension dans les autres établissements pénitentiaires.

Au moment où nous écrivons ces lignes, la GIP est mise en exploitation à la prison civile de Lomé : l’enregistrement des détenus a commencé.

Le cabinet PERO GROUPE Sarl note qu’un accompagnement  est nécessaire pour la prise en main de l’application à cette phase d’utilisation. Il a été également convenu de la correction dans les délais de certains champs des formulaires.